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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 16:37

Je vais sans doute le répéter souvent : il n’y avait que très peu de gens  sur cette Route ! Hollandais, Allemands,  Australiens, Anglais étaient presque les seuls à arriver dans ces terres. Sur toutes les photos que j’ai faites (et j’en ai fait beaucoup !), on ne voit que très-très peu d’ « étrangers » : un à la Poste Restante de Dehli…, quelques-uns dans Freak Street de Katmandu et dans la Maison des Hippies près du Sanctuaire ; six à regarder le lever du soleil sur l’Himalaya, à Nagarkot…

Regardant les témoignages, aujourd’hui, je découvre de même… et au contraire de ce que j’ai vu : en 1970,  un seul européen à Calcutta alors que Katmandu en débordait (écrit F. Letters, dans People of Shiva)…

Où que l’on aille, même à Old Delhi (on la nommait ainsi alors) ou à Calcutta… nous, nous ne rencontrions aucun français, aucun touriste ; et très peu de « freaks »… La plupart préféraient Katmandu… Et entre l’Australie et l’Inde, dans tous les pays obligatoirement traversés en bateau ou en bus, généralement, il en était de même : on était six à Timor… trois ou quatre à  Jakarta, une dizaine à  Surabaya et Kuala Lumpur,  trois à Padang, une trentaine à Bangkok de même qu’à Bali…

Vous avez vu l’affiche de ma Conférence ?  J’ai fait cette  photo en 71. L’unique photo d’un hippy là bas, parce que… ça ne courait pas les rues ! Lorsqu’on est allé visiter les temples, on était deux ou trois. Dans tous les fameux temples de Puri, de Bubaneshwar…

 

Normal ! Car en ce qui concerne l’Inde, les statistiques disent : en 1970, il y avait seulement 1500 Français sur tout ce pays ; et 100000 européens ou occidentaux s’y trouvaient (une Thèse d’Alexandre Marchant cite ces chiffres : Pamla, Honolulu, 2010).

 

Mais, grâce à cela,  partout, lorsque l’on allait voir un village, un marché, un artisan, un temple éloigné, un  ashram, nous étions accueillis si chaleureusement ! Tous étaient si heureux parce qu’ils n’avaient jamais vu de « blancs », ni de Français. Dans tous les villages d’Indonésie, et surtout à Bali, nous étions considérés comme le serait un Président de la République ! Non seulement par les enfants qui essayaient leur unique phrase d’Anglais : What is your name, Sir ?... Mais par les Officiels également !

Je me souviens, entre autres rencontres, de ce Chef de Gare, en Indonésie, qui se présenta comme tel, casquette fièrement exposée, et nous invita chez lui… Et de plusieurs habitants qui firent de même ; certains de leurs enfants commençaient à être avides de notre « culture » ( ! ) et nous présentaient des pages de journaux féminins français ; ah ! oui ! un jeune autochtone, aussi, qui  essayait de faire un groupe de pop music « à l’américaine » (à Denpasar) ; un autre  (à Katmandu) qui se comportaient en véritable caricature « moderne », scandant des morceaux de rock en marchant  et gesticulant dans Freak Street

Mais rares cependant ; que ces deux cas « décalés » dans mes rencontres.

Ce fut plutôt à des spectacles de marionnettes traditionnelles, de danses et de musiques rituelles, ou à des rencontres et des fêtes privées, que nous fûmes invités.

Les autochtones étaient toujours très sympathiques ; et dans le sens Europe-Inde : de même, paraît-il. C’est par les on-dit d’une ou deux de ces voyageurs et de leurs lettres que nous l’avons appris. Anecdote : quand l’un d’eux est revenu en France, ses parents ne l’ont pas reconnu. Il avait des cheveux jusque là, une barbe comme ça… Un autre cas, plus symptomatique (hélas !) : lui fut accueilli par un « juste quelques minutes ! Il y a Des Chiffres et des Lettres à la télé ! »

 

Bali temp enfts3[1]

                                                 Enfants dans un temple, Bali

 

 

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Published by sur-la-route-des-indes-des-hippies-pendant-les-70s
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